Besoins caloriques
Le besoin énergétique comprend la dépense énergétique de base qui représente la quantité minimale d’énergie nécessaire au fonctionnement des différents organes, à la régulation de la température corporelle ou thermorégulation et au travail lié à la digestion des aliments pour les transformer en nutriments dits énergétiques (protéines, glucides, lipides).
Le besoin calorique est exprimé en Kilocalories (couramment utilisé) ou Kilojoules qui est la mesure internationale.
Apports des différents
nutriments énergétiques à l’organisme :
- 1 g de protéine apporte 4 Kilocalories
- 1 g de glucide apporte 4 Kilocalories
- 1 g de lipide apporte 9 Kilocalories
- 1 g d’alcool apporte 7 kilocalories
La balance énergétique
Pour bien appréhender la problématique du
poids corporel c’est à dire la
stabilité pondérale, la prise ou la perte de poids, il est important de comprendre un principe physiologique qui est celui de la BALANCE ENERGETIQUE.
La balance énergétique oppose l’
entrée d’énergie dans l’organisme apportée exclusivement par l’alimentation et les
dépenses qui sont liées à divers paramètres. Lorsque l’on mange, nous apportons à notre organisme de l’énergie (en kilocalories ou kilojoules).
Les dépenses d’énergie en revanche sont l’addition de 3 facteurs qui sont :
- Le métabolisme de base qui assure le fonctionnement de notre organisme au repos (cerveau, muscles, activité métabolique, réparation des tissus, croissance, fonctionnement de l’appareil circulatoire, respiratoire, excréteur, glandulaire, système nerveux…) et dans son activité de base quotidienne(station debout, assise, et de mouvement involontaire, …).
Ce métabolisme de base représente de loin la
majeure partie de la
dépense énergétique quotidienne, soit environ
70 % des dépenses (sauf cas exceptionnel de personnes très actives, sportifs de haut niveau en endurance, travailleurs ayant des professions très physiques : bûcherons par exemple. Ces individus vont avoir des dépenses énergétiques élevées liées à l’activité physique très importante).
L’importance du métabolisme de base est capitale, nous pourrons l’apprécier plus loin.
- La thermogénèse post prandiale qui est la dépense d’énergie nécessaire à l’utilisation de ce que l’on mange. Pour preuve, la sensation de chaleur au décours d’un repas. Elle peut représenter selon le contenu de la prise alimentaire de 5 à 10 % de la dépense énergétique totale.
- La dépense d’énergie liée à l’activité physique (sportive et/ou professionnelle). Celle ci est bien sûr variable en fonction de la durée et de l’intensité des activités physiques réalisées.
L’idée de ce principe est le suivant :
si les
entrées sont
supérieures aux
dépenses, il y aura
prise de poids.
si les
dépenses sont
supérieures aux
entrées, il y aura
perte de poids.
si la balance est
équilibrée, le poids sera
stable.
Répondre à la prise ou la perte de poids
Pour répondre à un
objectif à savoir la prise de poids ou la perte de poids, il faut savoir
agir sur les
deux leviers de cette
balance.1. Contrôler les entrées en
équilibrant et en
adaptant l’alimentation.
2. Augmenter les dépenses énergétiques en agissant sur les 3 paramètres suivants :
a. le métabolisme de baseCelui-ci est très lié à la
masse musculaire. Il faut donc essayer tout au long de sa vie, de
préserver le capital musculaire et ce en ayant une a
ctivité physique quotidienne, en évitant donc le mode
sédentaire, et en pratiquant une
activité physique ou sportive. Si ce métabolisme de base reste élevé, il permettra de
manger de façon
conséquente afin d'apporter à l’organisme tout ce dont il a besoin notamment en
micronutriments (vitamines, minéraux, oligoéléments). La meilleure des solutions pour conserver de la masse maigre (muscles), est de la faire travailler par l’exercice physique.
b. la thermogenèse post prandiale Il est conseillé en effet de bien
répartir son alimentation sur la journée : petit déjeuner, déjeuner, dîner, voire une ou deux collations afin de
multiplier les périodes où l’organisme va dépenser de l’énergie afin de
métaboliser les
aliments consommés. Mais attention car au-delà de 6 prises alimentaires, on considère la pratique alimentaire comme proche du
grignotage ce qui n’est pas souhaitable en terme de régulation du
comportement alimentaire.
c. l’activité physique Sur ce paramètre, il n’y a pas de limite, en effet plus on aura un
mode de vie actif, et plus la quantité d’énergie dépensée sera conséquente, l’alimentation devra donc être adaptée à cette dépense, ce qui permet
d’augmenter les apports, chose qui n’a rien de désagréable.
APPORTS ÉNERGÉTIQUES CONSEILLÉS
|
kcal |
kJ |
|
Enfants 1 à 3 ans (fonction du sexe, poids, activité physique) |
980 à 1300
|
4100 à 5400
|
|
Enfants 4 à 9 ans (fonction du sexe, poids, activité physique) |
1170 à 2200 |
4900 à 9300 |
|
Garçons 10 à 18 ans (fonction du poids, activité physique) |
1740 à 4540 |
7300 à 19000 |
|
Filles 10 à 18 ans (fonction du poids, activité physique) |
1740 à 3500 |
7300 à 14700 |
|
Hommes adultes 20 à 40 ans (70 kg)
- activité réduite
- activité habituelle
|
2400
2700 |
10000
11300 |
|
Hommes adultes 41 à 60 ans (70 kg)
- activité réduite
- activité habituelle |
2250
2500 |
9400
10500 |
|
Femmes adultes 20 à 40 ans (60 kg)
- activité réduite
- activité habituelle |
1900
2200 |
8000
9200 |
|
Femmes adultes 41 à 60 ans (70 kg)
- activité réduite
- activité habituelle |
1800
2000 |
7500
8400 |
Pour les sportifs, le besoin calorique va être fonction de la dépense énergétique liée aux
entraînements et à la compétition. Normalement l’adaptation des apports se fait assez bien, c’est à dire qu’un sportif mangeant
à
sa faim doit
équilibrer spontanément sa ration alimentaire. Il est souhaitable que celle ci soit
équilibrée et
diversifiée.
A titre d’exemple voici les apports conseillés pour une population d’adolescents sportifs pratiquant un sport collectif.
| |
Sportif de 70 kg |
Sportif de 90 kg |
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Energie Kcal |
3600 |
4000 |